Le Dérochoir
Dénivellation: 600 m
Alt. départ: 1630 m
Alt. arrivée: 2246 m
Difficulté physique: 3/5
Difficulté technique: 4/5
Temps de montée: 2 h
Temps de descente: 1h30
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POINT DE DEPART: Les chalets d'Ayères.
Prendre le chemin en dessus du chalet le plus élevé du village. La partie herbeuse de la montée laisse place au bout d'une demie heure à l'enchevètrement chaotique de l'éboulement du Dérochoir.
Suivre les marques rouges et, en sillonnant entre les blocs pour atteindre un défilé impressionnant entre la paroi et un énorme pan de rocher détaché. L'endroit fait bien ressentir ce qu'à dû être le cataclysme de 1741.
Après un court replat, l'horizon s'ouvre à nouveau et le sentier s' interrompt au pied du ressaut terminal. Cette dernière partie de l'ascension est assez aérienne et nécessite une grande prudence malgré les câbles et échelles. Après 10 mn d'escalade facile, on débouche au sommet.
Un panorama à couper le souffle attend le courageux randonneur. Entre chaîne du Mont-Blanc et Désert de Platé, cet observatoire offre un des plus beaux contrastes entre paysage minéral et pastoral (alpages et chalets de Salles).
Le passage du Dérochoir.
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http://www.prazsurarly.com/fr/la_montagne/ete/tour_mont_blanc/catastrophe.php]
L’EFFONDREMENT DU DEROCHOIR
La montagne des Fiz a vu au moins trois grands cataclysmes : un en des temps préhistoriques, le second au printemps de l'an 1471, le troisième en août 1751 qui donna à la falaise son aspect actuel. Les fracas étaient épouvantables et les avalanches se succédèrent durant un mois, jusqu'en septembre. La pire journée fut celle du 14 août où il tomba tant de rochers que les habitants crurent à la fin du monde. De Saussure raconte que " les habitant (…) crurent voir des flammes sortir de cet affreux chaos ". Un témoignage somme toute vraisemblable, les grands éboulements pouvant déclencher des phénomènes électrostatiques conduisant à la création d'éclairs. D'après les histoires de l'époque, la couche de poussière s'étendit jusqu'à… Bonneville ! Mais la création de l'actuel Dérochoir ne fut, selon tout probabilité, que bien peu de choses par rapport aux deux cataclysmes précédents. Il suffit de savoir, pour s'en convaincre, que voici quelques milliers d'années, la vallée de Sallanches courait jusqu'à Servoz. Elle ne débute dorénavant qu'à Chedde (commune de Passy) dont le nom signifie " chute ". Ce sont les gigantesques éboulements de la montagne des Fiz qui ont coupé Chedde de Servoz sur une pente dont l'étendue dépasse 5 kilomètres.
Merci à: http://www.prazsurarly.com
Les chalets d’Ayères, reconstruits dans les blocs effondrés.
L'effondrement de 1741.
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